- Prélevez un rameau de 15 à 20 cm sur un rosier sain et plantez-le dans un substrat drainant.
- L’automne, entre septembre et novembre, est la période idéale pour bouturer vos rosiers.
- L’hormone de bouturage fait passer le taux de reprise de 40-50 % à 70-80 %.
- Attendez 4 à 8 semaines avant de voir les premières racines, puis retirez progressivement la cloche.
Pour faire des boutures de rosiers, prélevez un rameau semi-ligneux de 15 à 20 cm sur un rosier sain, retirez les feuilles basses et plantez-le dans un substrat drainant (moitié terreau, moitié sable). Les premières racines apparaissent en 4 à 8 semaines. C’est la méthode de multiplication végétale la plus accessible, et elle ne coûte rien.
Le bouturage du rosier vous permet de reproduire à l’identique toutes vos variétés préférées, qu’il s’agisse d’un rosier ancien reçu en héritage ou d’une variété moderne. En 2026, avec l’engouement pour le jardin frugal et l’autonomie végétale, cette technique revient au premier plan. Comme pour le bouturage du mimosa, la réussite tient à deux choses : le bon timing et un geste précis au départ.
Quelle est la meilleure période pour bouturer un rosier ?
Le bouturage des rosiers se pratique à deux moments privilégiés de l’année. L’automne, entre septembre et novembre, est la saison reine : les tiges se sont lignifiées après la floraison estivale, les températures baissent et le sol reste encore tiède — les conditions parfaites pour déclencher l’enracinement sans stress hydrique.
Au printemps, entre avril et juin, les tiges semi-herbacées sont plus tendres et se bouturent facilement. Elles demandent davantage d’attention car elles résistent moins bien à la chaleur. Si vous habitez dans le Sud, préférez systématiquement l’automne pour des résultats plus constants.
En été, le bouturage est déconseillé sans protection particulière : la chaleur dessèche la tige avant que les racines ne démarrent. En plein hiver, les températures négatives bloquent tout développement racinaire. Restez sur les deux fenêtres idéales et vous éviterez l’essentiel des échecs.
Quel matériel préparer avant de commencer ?
Le matériel nécessaire est simple et souvent déjà dans votre remise. Il vous faut un sécateur propre et bien affûté, désinfecté à l’alcool avant utilisation, un pot de 10 à 15 cm de diamètre, un substrat mélangé (50 % terreau universel et 50 % sable de rivière ou perlite), et une cloche transparente ou un sac plastique pour créer une mini-serre.
Ajoutez de la poudre ou du gel d’hormone de bouturage pour stimuler l’émission racinaire. Ce produit, disponible en jardinerie pour quelques euros, change vraiment la donne : avec lui, le taux de reprise grimpe nettement. Sans lui, vos boutures restent en vie mais mettent plus de temps à s’enraciner.
Le mélange terreau-sable est fondamental. Un substrat trop compact retient trop d’eau et favorise la pourriture. Trop léger, il assèche trop vite. L’équilibre drainant-humide est la clé d’un bon enracinement, pour les rosiers comme pour la plupart des plantes ligneuses.
Comment faire des boutures de rosiers pas à pas ?
Voici les étapes à suivre dans l’ordre pour mettre toutes les chances de votre côté.
- Choisissez un rameau sain sur un rosier vigoureux : préférez une tige ayant porté une fleur récente, de couleur verte à légèrement brune, d’un diamètre comparable à un crayon à papier.
- Prélevez la bouture en coupant juste en dessous d’un nœud avec un angle de 45°. La longueur idéale est de 15 à 20 cm. Un coup net, sans écraser la tige.
- Supprimez les feuilles du bas sur les deux tiers inférieurs et retirez tous les boutons floraux ou fleurs présents. Gardez 2 à 3 feuilles en haut pour que la photosynthèse continue.
- Trempez la base (2 à 3 cm) dans la poudre d’hormone de bouturage, puis tapotez doucement pour enlever l’excédent.
- Plantez la tige dans le substrat humide en l’enfonçant sur environ un tiers de sa longueur. Tassez légèrement autour pour assurer le contact avec le substrat.
- Installez la mini-serre : posez votre cloche ou sac plastique au-dessus des boutures sans que le plastique ne touche les feuilles. Cela maintient l’humidité et limite la transpiration.
- Placez le pot dans un endroit lumineux mais sans soleil direct, à l’abri du gel. Une fenêtre orientée est ou ouest, ou un appentis vitré, sont des emplacements parfaits.
Aérez la mini-serre quelques minutes chaque jour pour éviter les maladies fongiques. Après 4 à 6 semaines, tirez très doucement sur la tige : si vous sentez une résistance, les racines sont là.

Comment entretenir les boutures de rosiers après la plantation ?
Une fois les racines bien développées, attendez encore deux à trois semaines avant de retirer définitivement la cloche, pour habituer progressivement les jeunes plants à l’air ambiant. L’arrosage régulier mais mesuré reste essentiel : le substrat doit être légèrement humide, jamais détrempé.
Rempotez dans un pot légèrement plus grand au printemps suivant, avec un terreau plus riche. Si vous avez bouturé en automne, attendez le printemps pour planter en pleine terre, une fois les risques de gel écartés. Choisissez un emplacement exposé au moins 6 heures de soleil par jour.
La première année, supprimez les boutons floraux qui apparaissent pour que le rosier concentre son énergie sur le développement de ses racines et de sa charpente. Vous serez récompensé dès la deuxième saison de floraison par une plante généreuse et bien établie.
Pourquoi certaines boutures de rosiers échouent-elles ?
La première cause d’échec est un substrat trop lourd ou trop arrosé, qui provoque la pourriture de la base de la tige avant même que les racines ne démarrent. La solution : utiliser un mélange drainant et n’arroser qu’avec modération.
Le manque d’humidité ambiante est la deuxième erreur fréquente. Sans cloche protectrice, les feuilles transpirent plus vite que la tige n’absorbe l’eau, et la bouture se dessèche. Une simple cloche en plastique suffit à maintenir le microclimat nécessaire.
Le choix du rameau influence fortement les résultats. Un rameau trop vieux (très lignifié, gris et rigide) ou trop jeune (vert tendre et mou) réduit considérablement les chances de reprise. Visez toujours le stade semi-ligneux, reconnaissable à sa couleur brun clair et à sa légère souplesse.
La multiplication des plantes répond souvent aux mêmes grands principes d’une espèce à l’autre. Si vous souhaitez aller plus loin, découvrez comment réussir le bouturage d’un citronnier en suivant une méthode très proche, adaptée aux arbres fruitiers méditerranéens.

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